Mon nom est Sharon,
et c'est mon histoire SBH.

La veille de Noël 2010, dans le coma, je suis amenée d’urgence à l’Unité de soins intensifs de l’Hôpital Saint-Boniface. Je ne me souviens pas de cette soirée, mais ma famille et mes amis ne sont pas prêts de l’oublier.

Un choc septique est diagnostiqué. À un certain point, mes chances de survie se situaient à 20 pour cent. On a demandé à mon mari de dire à mes fils et à ma famille de venir le plus rapidement possible. Ils étaient à l’extérieur du pays, mais ils sont venus immédiatement.

Plusieurs de mes organes avaient cessé de fonctionner et j’étais maintenue en vie par des appareils.

Grâce à la compétence des médecins, du personnel infirmier, des technologues et au matériel médical, j’ai réussi à survivre. On m’a qualifié de « miracle de Noël » ce soir-là.

Mon rétablissement a été très difficile et très long. Je n’étais pas certaine de pouvoir remarcher un jour ou de retrouver l’usage de mes mains en raison de la sepsie. J’étais terrifiée, la douleur était parfois intense et je me demandais à quoi allait ressembler ma vie après ma sortie de l’hôpital.

Les médecins, le personnel infirmier, les aides-soignants et les autres membres du personnel hospitalier ont été extraordinaires et m’ont aidé à garder le moral, m’informant chaque jour de mon état de santé et m’aidant à guérir par de nombreux moyens. J’avais aussi mon rôle à jouer dans ma guérison, mais mon rétablissement physique passait par le personnel, le matériel adéquat pour les examens et les traitements. Ils étaient là pour moi lorsque j’en avais le plus besoin.

J’ai passé beaucoup de temps à l’Hôpital Saint-Boniface durant ma maladie. J’ai donc pu observer et m’informer. J’ai vu à quel point le personnel travaille fort : l’équipe médicale, les aides-soignants et tous les autres intervenants présents durant mon hospitalisation.

Je sais maintenant que la vie ne tient qu’à un fil. Je comprends que la vie peut basculer en un instant. Je repense à toutes les personnes qui ont contribué à me garder en vie, particulièrement en cette période de l’année.

Oui, je crois avoir été un miracle de Noël! Je crois maintenant plus que jamais aux miracles.