Mon nom est Erin,
et c'est mon histoire SBH.

J’ai fait une crise cardiaque « faiseuse de
veuves ».

Personne ne savait si j’allais survivre ou même me réveiller.

C’était à la mi-février et depuis des jours, je me sentais essoufflée en marchant de courtes distances ou en montant des escaliers.

Je savais que je devais voir mon médecin, bien entendu, mais j’étais si occupée… Je suis sûre que vous pouvez me comprendre.

Pourtant, mes symptômes persistaient. Wilf, mon mari, a insisté pour que je voie un médecin. J’ai accepté de consulter le lendemain matin.

Je n’oublierai jamais la date du 16 février. En prenant mon thé matinal, j’ai senti une douleur en coup de poignard dans le dos. Mon médecin était préoccupé par mes symptômes. Il m’a donc envoyée au Service d’urgence de l’Hôpital Saint-Boniface, pour que je passe un électrocardiogramme (ECG).

J’étais loin de me douter que je pouvais être en train de vivre mes derniers moments.

La technicienne en ECG, Denise, m’a demandé de lever les bras pour l’examen. En voyant que j’étais incapable de les lever assez haut, elle m’a dit : « Je pense que vous êtes en train de faire une crise cardiaque Erin. »

« Ça fait vraiment mal », ai-je dit avec le souffle court, puis je me suis effondrée.

J’ai fait une crise cardiaque qualifiée par certains de « faiseuse de veuves ». Mon aorte était bloquée à 100 % et j’avais des fibrillations cardiaques. Mes reins ont cessé de fonctionner. Denise a lancé un Code bleu pour signaler un arrêt cardio-respiratoire. Le personnel s’est précipité pour me sauver en utilisant un défibrillateur automatisé pour la RCR et m’a fait des compressions thoraciques pendant près d’une heure et demie.

Après cinq jours à l’Unité de soins intensifs cardiologiques, j’ai été retirée du système de
maintien. Pour avoir une bonne chance de survie, je devais tenir le coup seule, ce que j’ai
heureusement réussi à faire. J’ai reçu mon congé le 15 mars, presque un mois après que Wilf m’a amené en fauteuil roulant au Service d’urgence de l’Hôpital Saint-Boniface.